
Projet de loi n° 4 : Sans prévention, les femmes subiront toujours de la violence
L’R des centres de femmes du Québec salue la présentation du projet de loi n° 4, Loi sur la communication de renseignements aux fins de protection contre la violence d’un partenaire intime et modifiant diverses dispositions législatives, aussi appelée Loi Gabie Renaud et inspirée de la loi Clare.
L’R considère qu’il est essentiel de développer des outils permettant aux femmes d’avoir accès à des informations susceptibles de contribuer à leur sécurité. Dans un contexte où les féminicides et les violences envers les femmes continuent de faire des victimes partout au Québec, toute mesure visant à renforcer la protection des femmes mérite d’être prise au sérieux.
L’R souhaite participer aux consultations particulières entourant ce projet de loi afin de contribuer à la réflexion collective sur les moyens à mettre en place pour prévenir les violences faites aux femmes. «Les centres de femmes veulent faire partie de la solution. Depuis des décennies, nous travaillons partout sur le territoire à prévenir les violences, à briser l’isolement, à accompagner les femmes et à renforcer leur pouvoir d’agir. Cette expertise terrain doit être entendue», affirme Julie Drolet, présidente de L’R.
L’R rappelle que les centres de femmes interviennent quotidiennement auprès de femmes vivant différentes formes de violence, notamment la violence conjugale, sexuelle, psychologique, économique et structurelle. Ce travail de prévention, de sensibilisation, d’éducation populaire et d’accompagnement est essentiel, mais insuffisamment reconnu et financé.
L’R tient également à souligner l’importance du travail réalisé par les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, les maisons de deuxième étape ainsi que SOS violence conjugale. L’organisation souhaite que les discussions entourant le projet de loi se poursuivent de manière concertée avec l’ensemble des groupes de femmes concernés. «La protection des femmes ne peut pas reposer uniquement sur des mécanismes de communication de renseignements ou sur des interventions après coup. Si nous voulons réellement prévenir les violences, il faut aussi investir dans la prévention, le logement, la lutte à la pauvreté et le financement adéquat des Centres de femmes», ajoute Stéphanie Vallée, co-coordonnatrice de L’R.
L’R des centres de femmes du Québec réitère sa volonté de collaborer aux travaux entourant ce projet de loi afin de contribuer au développement d’une approche globale de prévention et de lutte aux violences faites aux femmes. L’organisation souhaite également faire partie des espaces de discussion actuels et futurs réunissant le gouvernement et les groupes de femmes autour des enjeux liés à la violence envers les femmes.
> Audition de représentantes de L’R, 02.06.2026
> Entrevue avec Stéphanie Vallée de L’R, 104,7 Outaouais, 20.05.2026
