Les femmes ont besoin d’une économie solidaire, pas d’une économie de propriétaires
À l’occasion de l’assermentation de Christine Fréchette à titre de première ministre du Québec, L’R des centres de femmes du Québec tient à rappeler que les choix économiques du gouvernement auront des impacts directs sur les conditions de vie des femmes.
Dans un contexte marqué par la crise du logement, la hausse du coût de la vie et la persistance des inégalités, il est impératif de rompre avec une vision économique centrée sur la propriété individuelle comme solution universelle. Cette approche ne correspond pas aux réalités vécues par une grande partie des femmes, notamment celles en situation de précarité, qui peinent à accéder à un logement stable, sécuritaire et abordable.
Les centres de femmes constatent, partout au Québec, les effets concrets de ces choix : appauvrissement, insécurité résidentielle et augmentation des situations de violence.
« Les femmes n’ont pas besoin d’une économie qui mise sur l’accumulation individuelle et l’exclusion. Elles ont besoin d’une économie qui garantit des conditions de vie dignes, qui renforce le filet social et qui reconnaît le rôle essentiel des services publics et communautaires » déclare Stéphanie Vallée, co coordonnatrice à L’R des centres de femmes du Québec.
Face à ces constats, L’R appelle le gouvernement à s’engager résolument dans la construction d’une économie solidaire, qui place les besoins des personnes au cœur des décisions, reconnaît la valeur du travail invisible et soutient les services publics et les organismes communautaires autonomes, tels que les centres de femmes, situés partout au Québec.
Cela implique notamment :
• Des investissements structurants dans le logement social et communautaire
• Un rehaussement significatif et récurrent du financement des organismes communautaires autonomes
• Une reconnaissance pleine et entière du travail des centres de femmes, notamment en matière de lutte contre les violences faites aux femmes
• Des politiques économiques qui visent la réduction des inégalités et le renforcement du filet social.
Alors que débute ce nouveau mandat, L’R des centres de femmes du Québec interpelle directement la première ministre. Les femmes du Québec n’attendront pas. Elles ont besoin de gestes concrets, maintenant. Il est temps de choisir : maintenir une économie qui creuse les inégalités, ou construire une économie solidaire, à la hauteur des réalités vécues par les femmes.
