L’économie pour tout le monde : brève introduction à une critique de l’économie

En 2014, l’IRIS mettait sur pied un cours d’introduction à l’économie. Pour ce cours étaient produits une brochure, une bande dessinée sur le SUPER CAPITAL (il y a aussi une version pour l’impression) et six capsules qui reprennent certaines des idées qui y étaient présentées :

L’économie n’a pas grand chose à voir avec les indices boursiers que l’on présente chaque jour à la télévision. Voici les principales critiques faites à la science économique de notre époque.

Le véritable bilan des réformes néolibérales : stagnation économique, endettement des ménages, accroissement des inégalités, soumission au secteur financier, etc. Le néolibéralisme est le visage concret d’une lutte de classes unilatérale menée par l’élite économique contre la majorité de la population.

Des femmes économistes tentent de mettre de l’avant une analyse différente. Ce courant ne s’intéresse pas uniquement à l’impact de politiques publiques et de choix économiques sur la vie des femmes, mais met aussi en lumière certains aspects souvent négligés tout en travaillant à réduire certains biais induits par une économie souvent masculine (par exemple en reconnaissant la différence entre « emploi » et « travail »).

Bref portrait de ce qu’est l’extractivisme. Cette philosophie consiste à stimuler une économie locale à travers l’extraction de ressources naturelles par des mégacorporations étrangères en contrepartie d’emplois et de redevances. Or, cette stratégie s’avère souvent coûteuse en externalités négatives sans nécessairement remplir ses promesses.

Nous sommes habitués au discours qui pointe du doigt l’irresponsabilité des ménages pour expliquer leur niveau d’endettement. En plus d’être souvent fondée sur des préjugés, cette approche nie le rôle déterminant que jouent les institutions financières dans la croissance du recours au crédit. Elle passe aussi sous silence le fait que les revenus ont eu tendance à stagner depuis 30 ans, ce qui a contraint de nombreux ménages à s’endetter pour maintenir leur niveau de vie. En privilégiant des modes de taxation régressifs au détriment d’impôts progressifs, et en augmentant les tarifs des services publics, l’État contribue à augmenter la pression qui s’exerce sur les finances des ménages.

Bref aperçu des transformations qui ont mené à la financiarisation de notre économie. En deux minutes, on comprend ce que l’endettement des ménages et l’emprise du secteur financier ont en commun.

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